Économie et finances

Projet de loi de finances rectificative pour l’exercice 2026

Législature 2024 - 2028 (26/05/2026)

Auteur : Adolphe Muzito (ministre du Budget)

Date de dépôt: 26 mai 2026

Résumé 

Adolphe Muzito,vice-Premier ministre en charge du Budget a déposé, le 26 mai, le projet de loi de finances rectificative pour l’exercice 2026. 

Ce projet de loi découle de l’amélioration des perspectives macroéconomiques observée ces derniers mois, marquée notamment par une stabilisation progressive du cadre macroéconomique, un ralentissement de l’inflation et le maintien de niveaux favorables des prix des matières premières stratégiques, en particulier le cuivre et le cobalt. Dans ce contexte, les prévisions de croissance économique pour l’année 2026 ont été revues à la hausse, passant de 5,3 % à 5,6 %.

Ce collectif budgétaire a pour objectif d’adapter les prévisions financières de l’État à ce nouveau contexte économique. Il intègre également les ressources attendues des emprunts extérieurs, notamment des émissions d’Eurobonds, afin de financer plusieurs projets prioritaires du Gouvernement. Parmi ceux-ci figurent les infrastructures de base, le Programme présidentiel de promotion de l’emploi et de l’entrepreneuriat des jeunes, ainsi que les dépenses liées à la participation historique de la RDC à la Coupe du monde de football 2026. Le texte s’inscrit en outre dans la dynamique des réformes engagées pour rationaliser la parafiscalité et renforcer l’assainissement des finances publiques.

Objectif du projet de loi 

Ce projet de loi vise également à répondre aux défis imposés par la dégradation de la situation sécuritaire dans le pays. Il prévoit notamment une réduction du train de vie des institutions ainsi qu’une rationalisation de certaines dépenses spécifiques, afin de dégager des ressources supplémentaires en faveur des opérations de défense et de sécurité. Les crédits ainsi mobilisés permettront également de renforcer la prise en charge des populations déplacées par les conflits et d’améliorer les avantages sociaux accordés aux membres des Forces armées et des services de sécurité de la RDC.

Les principaux agrégats et indicateurs macroéconomiques se présentent comme suit :

  • Taux de croissance du produit intérieur brut (PIB) : 5,6 % ;
  • Taux d'inflation moyen : 3,5 % ;
  • Taux de croissance mine : 6,7 % ;
  • Taux de change moyen : 2 290 francs congolais/dollars américains ;
  • Pression fiscale : 12,5 % ;
  • PIB nominal : 278 612,3 milliards de francs congolais.

Les recettes et les dépenses du pouvoir central sont ainsi revues à la baisse et arrêtées en équilibre à 50 295,1 milliards de francs congolais équivalent à 21,9 milliards de dollars américains, contre 54 335,8 milliards de de francs congolais  de la Loi de finances initiale, soit une régression de 7,4 %.

Examen en plénière

L'examen de ce texte figure parmi les matières à l’ordre du jour de la séance plénière de ce jeudi 11 juin  2026.

Déposé

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